Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder jouent des contrastes pour briller sur la glace

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(Article publié dans Le Monde du mardi 18 novembre 2003)

Le couple français de danse sur glace a pris samedi 15 novembre la troisième place du Trophée Lalique. Il espère patiner sur les traces de Marina Anissina et Gwendal Peizerat

 

ELLE EST NÉE à Clermont-Ferrand, lui à Belfort. Elle a 25 ans, il en aura 26 dans quelques jours, dimanche 30 novembre. Elle mesure 1,63 m. Sans les patins il revendique vingt centimètres de plus sous la toise. Elle est brune et piquante, mutine, enjouée quand elle danse, presque autant qu’il est blond et impassible, marmoréen, qu’il semble rester de glace en toute circonstance. Elle s’appelle Isabelle Delobel, lui Olivier Schoenfelder.

C’est le nouveau couple français de danse sur glace, qui cherche à patiner sur les traces de Marina Anissina et Gwendal Peizerat, les champions olympiques, avec lesquels ils partagent au moins un point commun : leur entraîneur, Muriel Boucher-Zazoui. Autant dire que l’héritage n’est pas des plus faciles à assumer. Samedi 15 novembre, au Palais omnisports de Paris-Bercy, ils ont terminés troisièmes de leur discipline, apportant au patinage tricolore son seul podium du Trophée Lalique.

Un nouveau couple ? Pas tout à fait. Le duo s’est constitué il y a treize ans déjà, quand ils se sont rencontrés, par hasard, lors d’un stage à Lyon. Le contraste saisissant entre les deux patineurs avait fonctionné d’emblée. Depuis, ils ont scellé leur destin sportif. C’est la troisième fois cette année qu’ils montent sur un podium de Grand Prix, et ils visent désormais une médaille européenne, à Budapest, en février 2004.

Le public parisien ne les découvraient pas vraiment : en 2002, déjà, ils avaient brillé sur la glace de Bercy, en terminant deuxièmes de l’épreuve, derrière la paire ukrainienne constituée de Elena Grouchina et Ruslan Goncharov. Mais sans doute, à l’époque, n’avait-on pas prêté suffisamment d’attention au duo tranché Delobel-Schoenfelder. Le monde du patinage, il est vrai, et celui de la danse en particulier, croulait encore sous l’opprobre du scandale des Jeux de Salt Lake City.

L’écho en est un peu retombé désormais. Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder ont ainsi pu capter mieux l’attention, l’espace d’un long week-end de glace à Bercy. Lui en costume noir à paillettes rouges, elle en justaucorps orange pour la danse originale. Puis, le lendemain, ondulant en blanc et violet vaporeux. Ou en longue robe rouge pour elle, et lui en chemise blanche échancrée pour le tango du gala.

On dit qu’il manque au couple un peu de magie et d’émotion, que leur programme gagnerait à être « un peu moins hermétique », selon Jean-Roland Racle le directeur sportif du patinage artistique français. Soit. Sans forcément provoquer de grands frissons, il semble néanmoins que le message commence à passer auprès du public.

SOURCE D’INSPIRATION

Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder savent en tout cas qui désormais peut se dresser sur leur route. A Bercy ils ont été devancés par le très poignant couple canadien constitué de Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon. On patine là en terrain très connu, puisque les deux jeunes Canadiens s’entraînent à Lyon avec Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder… Si les Français n’avaient pas chuté sur le programme court, vendredi, à quelques secondes de la fin, ils auraient vraisemblablement devancé leurs compagnons d’entraînement.

Il sera en revanche plus compliqué de contrer les vainqueurs de Bercy : les Bulgares Albena Denkova et Maxim Staviski, médaillés de bronze aux championnats d’Europe 2003, ont incontestablement marqué les esprits à Paris. Ils s’entraînent en Russie, sous la férule d’Alexeï Gorchkov, le grand spécialiste russe de la danse sur glace, et se sont installés à demeure à Odintsovo, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Moscou, où a été inauguré il y a deux ans le centre national de patinage artistique.

Alexeï Gorchkov a longtemps travaillé en Bulgarie. Il y a remarqué la jeune Albena. Maxim Staviski, lui, est russe. Au nom d’une vieille amitié entre les deux nations, elle n’a eu aucun mal a se faire accepter à Odintsovo, et lui n’a rencontré aucune difficulté pour obtenir la nationalité bulgare. Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder sont bien placés pour savoir que la disparité peut aussi être parfois source d’inspiration en danse sur glace.


In : Sports

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