Henri Sérandour, seul candidat à sa succession à la tête du CNOSF

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Le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a un nouveau président depuis mardi, en la personne de Denis Masséglia. L’ancien président de la fédération française d’aviron et secrétaire général du CNOSF.  Il succède à Henri Sérandour, dont j’avais couvert l’élection pour uun quatrième mandat il y a quatre ans. Je m’en souviens d’autant mieux que j’étais le 2 mai dans le bureau de Pierre Abric, alors vice-président du CNOSF, pour me faire expliquer les derniers détails du modus operandi de l’élection. Ma fille Nina était née la veille…. Souvenirs souvenirs.

Vous pouvez lire ici l’article paru dans l’édition du Monde datée du mercredi 11 mai 2005:

cnosf

LE PENTATHLON moderne, les sports de traîneau, le ski pulka et le cross canin, la pêche à la mouche et au lancer devaient être, mercredi 11 mai, sur le coup de 10 h 30, admis définitivement à la grande table du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).Inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire, l’affaire devrait être vite expédiée. Il n’est pas dit que la suite déclenche plus de passion : avant le déjeuner, le CNOSF devra pourtant encore élire les 43 membres de son conseil d’administration avant de se choisir un président. Le poste offre quelque confort : un très bel appartement de fonction à la Maison des sports (dans le 13e arrondissement de Paris), une voiture, et, depuis 2004, une rémunération équivalente à environ quatre fois le SMIC. Il faut croire que cela n’a pas suffi : Henri Sérandour,68 ans, aux commandes depuis1993, est le seul candidat. Il devrait donc rempiler pour un quatrième mandat. Sans opposition. Sans débat ? « A l’image en tout cas d’une organisation léthargique et immobile », osent quelques voix dissonantes. « Mais, face aux défis qui l’attendent, et en particuliers dans le cadre de la candidature de Paris pour les Jeux olympiques de2012, le Comité national olympique a tout intérêt à la stabilité », note Denis Masséglia, ancien président de la Fédération française d’aviron et secrétaire général sortant du CNOSF.

L’institution, un peu désuète, semble être le dernier bastion d’un modèle singulier, « à la française», de cogestion du sport en général, et du sport de haut niveau en particulier. Il se pose volontiers en ultime forteresse dressée contre le libéralisme, aujourd’hui vainqueur sur tous les terrains et toutes les aires de jeu. Il n’est sûrement pas anodin de noter que c’est un président issu d’une tendance politique libérale qui se veut aujourd’hui le premier défenseur de ce système communautaire « Le président du CNOSF doit être au-dessus de toutes les passions, explique Pierre Abric, vice-président sortant du Comité olympique et ancien président de la Fédération française d’escrime. Il doit être un homme qui rassemble. »

« Pour assurer son autonomie, son indépendance et son unité, le mouvement sportif a toujours dû parler d’une seule voix, au-delà même des clivages politiques. Son président doit donc en quelque sorte résumer l’opinion du plus grand nombre », ajoute Denis Masséglia. Elu pour la première fois en1993, Henri Sérandour s’est dessiné au fil des ans, bon gré mal gré, se dérobant aux polémiques, le profil de cet homme de consensus. Né en avril 1937 au Mans, moniteur d’éducation physique, ancien directeur des sports de la ville de Dinard (Ille-et-Vilaine), il a dirigé de 1980 à 1993 la Fédération française de natation, s’y consacrant à plein temps. A la même époque, il était aussi responsable des grandes manifestations sportives à la Mairie de Paris, dirigée par Jacques Chirac. Cet épisode professionnel ne figure pas sur le consensuel CV publié sur le site Internet du CNOSF. En 1993, il a succédé à Nelson Paillou à la tête du mouvement olympique français.

Réélu en 1997,il a frôlé le plébiscite le 9 mai 2001,il y a quatre ans, pour son troisième mandat. Un parcours rectiligne comme une ligne d’eau, mais qui n’est cependant pas exempt d’accrocs. Sa réputation a notamment été égratignée par la révélation des honoraires (6 870 euros) perçus chaque mois pendant presque un an et demi par son épouse, l’ancienne nageuse Catherine Poirot, pour des prestations de relations publiques auprès de la Fédération française des sports de glace, alors en redressement judiciaire, à la suite de graves dérives financières. Prestations qui n’ont laissé que peu de traces dans les souvenirs des membres et employés de ladite fédération (Le Monde du 12 décembre 2004).Le nouveau mandat d’Henri Sérandour sera peut-être placé sous le signe de Paris 2012, si la capitale obtient l’organisation des Jeux. Il sera en tout cas placé sous celui de la succession. Atteint par la limite d’âge (70 ans révolus à la date de l’élection), il ne pourra en effet solliciter un nouveau mandat dans quatre ans, sauf à faire modifier les statuts. La guerre de succession promet de raviver les passions éteintes. « Ceux qui attendent du mouvement au CNOSF ne seront pas déçus dans quatre ans », pronostique déjà Denis Masséglia.

Olivier Zilbertin


In : Sports

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