Des comptes qui recèlent encore bien des surprises

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DIDIER GAILHAGUET, ancien président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), a effectué un retrait en liquide de près de 30 000 dollars (22 500 euros) sur le compte de la fédération peu de temps avant de partir pour les Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City, en février 2002. Il en est revenu avec un peu plus de 3 000 euros seulement.

C’est ce que révèlent les comptes de la FFSG, que Le Monde a pu consulter. Interrogé sur la destination de cette somme, l’ancien président, également chef de mission de la délégation française aux Jeux de Salt Lake City, a déclaré ne pas s’en souvenir précisément et ne plus avoir accès aux archives fédérales.

Didier Gailhaguet a précisé qu’il ne s’était pas enrichi personnellement durant les douze années passées à la FFSG, qu’il avait été « le président le plus contrôlé de France » et que, sous sa présidence, les comptes avaient été certifiés « sans la moindre réserve ».

ACHAT DE BILLETS

Le directeur financier de la FFSG, Bruno Calmels, explique pour sa part que cette somme a servi à acheter entre 300 et 320 billets pour assister aux compétitions olympiques. La FFSG avait déjà acheté pour 56 000 euros de places auprès du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

Il apparaît également dans les comptes de la fédération que Catherine Poirot, ancienne championne de natation, a touché de la part de la FFSG des honoraires mensuels de 6 870 euros entre octobre 2002 et décembre 2003. Ces sommes correspondent, selon Didier Gailhaguet et Bruno Calmels, à des prestations de relations publiques pour différents événements, championnats de France et Trophée Lalique notamment.

Bruno Calmels précise que le contrat avec Catherine Poirot aurait dû être résilié en juillet 2003, mais que Didier Gailhaguet avait personnellement décidé de prolonger cette collaboration. Les honoraires de Catherine Poirot ont même été légèrement augmentés en fin d’année.

Catherine Poirot se trouve être l’épouse d’Henri Sérandour, président du CNOSF. Elle était donc parfaitement au courant des difficultés de la FFSG, à la fois en raison du plan de redressement à laquelle celle-ci est soumise depuis 1998, d’un rapport de la Cour des comptes et du scandale des Jeux de Salt Lake City (2002), dans lequel le nom de Didier Gailhaguet a été cité.

(Artilce publié dans l’édition du Monde datée des dimanche 12 et lundi 13 décembre 2004)

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