Bonjour tristesse

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Attention ! Ne pas mettre à portée de toutes les oreilles. Le personnage que nous allons évoquer est friand de grossièretés en tout genre, et à connotation sexuelle, le plus souvent. Cela posé, et une fois les âmes les plus sensibles prévenues, voici « Bonjour tristesse ».

Rien à voir ici avec le roman de Françoise Sagan. « Bonjour tristesse », c’est un podcast vidéo qui commence à sérieusement « buzzer » sur les réseaux sociaux, et qui ne devrait pas tarder à affoler tous les compteurs du Web.

Pendant un peu plus de quatre minutes, un jeune type au paroxysme de l’énervement et de l’excitation vient commenter l’actualité de la semaine. Le tout dans un langage très fleuri, avec l’accent des cités quand les cités sont en colère, à la limite du cri, et au rythme d’une mitraillette, sans jamais reprendre souffle, un mot finissant parfois par s’imbriquer dans celui qui le précède.

UNE BOUTEILLE DE VIN ROUGE

Le décor est sobre, le papier peint d’un autre âge ; en décalage total avec la fièvre qui ne manque pas de s’emparer de l’écran.

Notre personnage – il conserve pour l’instant l’anonymat – est assis sur un canapé ou sur un fauteuil dans ce que l’on imagine être son appartement. Une bouteille de vin rouge est à portée de sa main. Chaque épisode commence toujours par un « bonjour tristesse vous êtes bien dans le pays où… » Exemple :

« Bonjour tristesse vous êtes bien dans le pays premier consommateur d’antidépresseurs au monde, premier consommateur de cannabis d’Europe, mais dans lequel tu tires quand même la gueule à longueur de journée dans les transports en commun… »

DÉLIRE VERBAL

On s’arrête là. Le reste ne peut pas s’écrire ici. Mais c’est parti pour quatre minutes déjantées de délire verbal. A ce jour, six épisodes ont été mis en ligne. Ils peuvent être visionnés sur la chaîne YouTube (Goo.gl/v6IPsE), et la page Facebook (Goo.gl/LbDvCq). A ce jour, ils ont été vus entre 40 000 et 120 000 fois chacun.

On l’a dit, ce n’est pas de très bon goût. Reste la performance de l’acteur, qui réclame assurément du souffle. Et cet art très particulier qui consiste à pousser loin le bouchon de la provocation.

Mais derrière les mots crus, les insultes et la démesure verbale, il faut entendre aussi l’« expression néomoderne de l’exaspération ambiante », affirme la présentation sur YouTube. Une forme de violence pour répondre à la violence de l’époque, en somme. Ou pour l’exorciser.

zilbertin@lemonde.fr


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